Les 3 situations possibles dans lesquelles tous les hôteliers vont se retrouver après la crise du Covid-19

« La seule chose dont on soit sûr, en ce qui concerne l’avenir, c’est qu’il n’est jamais conforme à nos prévisions. »
Jean Dutourd

La situation provoquée par la pandémie est tellement inédite que la seule chose dont on soit sûr est que personne ne sait ce que la suite va donner. Certains s’essaient à des projections bien pessimistes alors que d’autres nous expliquent que c’est juste une crise, qu’il y en a eu d’autres,  qu’on s’en sortira et peut être même plus rapidement que prévu car rien n’a été détruit, tout est juste en pause.

Les scenarii envisagés par les uns et les autres sont tellement différents qu’on prend vite conscience qu’en adhérant à une hypothèse plutôt qu’une autre, on prend  un risque. Le pessimiste qui vend son affaire au rabais car il se dit que la période pénible sera trop longue pour lui, pourrait s’en mordre les doigts en cas de reprise rapide. L’optimiste qui rachète des affaires au cœur de la crise pour un effet de levier maximal quand tout repart, pourrait se trouver asphyxier par ses encours si la récession s’éternise.

Ce qui stress, c’est l’inconnu. Vous ne savez pas ce qui va se passer, Vous n’êtes sûr de rien. 

A la fin de crise, vous serez forcément dans une de ces 3 situations

Si on essaie de prendre un peu de recul, on peut cependant récupérer quelques éléments qui sont fort probables.

Par exemple, en regardant dans les « après crise », on retrouve toujours des exemples de personnes qui sont sorties grandies des crises pendant que d’autres ont plongé.

Pour chaque crise, il y a donc toujours :

  1. ceux qui ne survivent pas
  2. ceux qui survivent
  3. ceux qui sortent de la crise plus fort qu’ils ne l’étaient en y entrant

Vous savez que dans 3 ans, lorsque vous rencontrerez vos actuels confères, ils feront forcément partie de l’une de ces catégories.  (Oui, c’est mon cas aussi!)

A ce stade, vous vous dites peut être que faire partie du 2e groupe vous suffirait amplement.

Mais la question est: que faire ?

Ne rien faire ? Attendre que ça passe ?

C’est une option.

Mais, admettez que si cette stratégie peut vous faire tomber dans le groupe 1 ou 2, elle ne peut certainement pas vous mener dans le groupe 3 avec ceux qui sortent plus fort après la crise.

Investir pour rénover ?

Ceux qui en ont les moyens vont en profiter pour rénover leur hôtel. Quitte à fermer une partie de l’hôtel, autant le faire quand l’activité est plus faible, ce qui risque d’être le cas dans les semaines qui suivent. Dans quelques mois, l’hôtel sera rénové. Si l’activité n’est pas revenu au rythme précédent, les chambres rénovées permettront d’affronter plus sereinement la période compliquée. Si l’activité est de retour, la nouvelle attractivité de l’établissement dopera son chiffre d’affaires.

Cette stratégie a donc plus de chances de vous mener dans le groupe 3 ou dans le groupe 2. Elle a cependant un gros inconvénient : elle n’est clairement pas accessible à tout le monde.

Profiter de la “mi-temps”

On a tous déjà vu un match de foot, de rugby, ou tout autre sport avec une mi-temps,  au cours duquel la 2e mi-temps n’a rien à voir avec la 1ere. L’équipe qui apparaissait en 1ere mi-temps, menée, hors du match et promis à une défaite sévère, se trouve métamorphosée en 2e mi-temps, revient au score, reprend le contrôle du match pour finalement l’emporter. 

Ils ont profité de la mi-temps. 

Ils ont changé de stratégie, changé de “mindset” et ont pu retourner la situation à leur avantage.

Et si vous aussi, vous faisiez comme cet entraîneur ? Si vous aussi, vous profitiez de cette “mi-temps”  ?

 

Il a d’abord fallu gérer l’urgence: les dossiers de chômage partiel, les discussions avec l’expert-comptable, avec la banque, les fournisseurs…

Mais maintenant, vous avez peut être plus de temps pour regarder comment vous pouvez profiter de cette mi-temps.

Vous allez pouvoir faire ce que vous n’aviez jamais le temps de faire.

Et c’est dans ce choix que la différence va se faire. 

 

Imaginez que votre concurrent direct réagisse de la manière suivante:

  • Il a profité de la “mi-temps” pour se former au Revenue Management et comprendre comment améliorer ses performances en direct, chez les distributeurs et chez les comparateurs
  • Il a profité de la “mi-temps” pour mettre en place un outil de suivi qui va l’aider à avoir une gestion tarifaire dynamique au quotidien
  • ll a profité de la “mi-temps” pour refondre son site internet 
  • ll a profité de la “mi-temps” pour ajouter un petit module d’achat de carte cadeaux pour doper ses ventes pour Noël, la fête des mères…
  • Il a profité de la “mi-temps” pour connecter ses tarifs sur les comparateurs (Google, Tripadvisor, Trivago)
  • Il a profité de la “mi-temps” pour installer un outil permettant l’amélioration de l’expérience client grâce à des envois d’emails automatiques et des formulaires récoltant des informations avant, pendant et après le séjour du client.
  • Il a profité de la “mi-temps” pour se former et former ses équipes à une meilleure utilisation des réseaux sociaux (Gestion des avis clients, Blog, Facebook, Instagram…)
  • Il a profité de la “mi-temps” pour définir un calendrier de publications sur les réseaux sociaux et sur son nouveau blog : pour les 52 semaines à venir
  • Il a profité de la “mi-temps” pour revoir les procédures internes et les check-list afin que toute l’équipe gagne en productivité et en fiabilité
  • Il a profité de la “mi-temps” pour créer  sa “bible interne” qui est un document qui facilitera et accélérera l’intégration et la formation de chaque nouvelle recrue dans son équipe
  • Il a profité de la “mi-temps” pour mettre à jour son fichier de contact et a défini avec son adjoint de direction un calendrier d’actions commerciales.
  • ….

Dans cet exemple fictif, il semble que votre concurrent ait profité de la “mi-temps”. Cela ne lui garantit aucunement la réussite, mais convenez que ça lui a sérieusement augmenté ses chances de survie. De plus, il a diminué son stress car il y voit plus clair, il connaît son plan de route. 

Si vous souhaitez vous aussi profiter de la mi-temps pour vous former (vous ou vos équipes) et pour essayer de sortir de cette crise plus fort que lorsque vous y êtes entré, je vous invite à répondre à cette courte enquête d’une dizaine de question (QCM) sur LA FORMATION IDÉALE pour les hôtels.

Je remercie tous les répondants avec une liste de ressources utiles pour se former (gratuitement ou pas). 😉

 

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