February 4, 2012

Google instant: quel impact pour les CTR (taux de clics) des annonces Adwords ?

Google a mis en ligne il y a quelques jours une nouvelle fonctionnalité au moment de la recherche de l’internaute : Google instant. Cette nouveauté permet d’afficher des résultats “à la volé” en fonction des mots clés tapés dans la zone de recherche.  Tous les résultats sont changés dynamiquement et très rapidement à chaque nouveau mot entré et l’internaute n’a même plus besoin de valider sa requête puisque les résultats sont déjà disponible dès que le dernier mot a été écrit.

Quel sera l’impact sur les CTR des annonceurs Adwords ?

Si vous faites le test ( pour l’instant, Google Instant n’est disponible que lorsque vous être connectés à votre compte Google ), vous vous rendrez compte que non seulement les résultats naturels sont affichés dynamiquement mais que c’est le cas aussi pour les annonces Adwords.

Exemple:

J’ai l’intention de taper la requête ” Hotel paris 9e arrondissement“.  Les 4 images qui suivent sont des captures d’écran des liens sponsorisés qui ont été affichés au moment d’écrire chaque mot.

1 – “Hotel”

2 – “Hotel Paris”

3 – ” Hotel Paris 9eme”

4 – “Hotel Paris 9eme arrondissement”

On constate donc avec ces captures d’écran qu’à chaque mot clé ajouté, les annonces sont changées afin de répondre le plus précisément à la requête de l’internaute. La question qui brûle la langue de tous les gestionnaires de campagne Adwords est donc : Si mon annonce est affichée inutilement sur “Hotel Paris‘” alors que l’internaute va taper ” Hotel Paris 9ème arrondissement” , (exemple dans ce cas précis : l’annonceur 0800paris-hotels.com) , vais-je avoir des impressions de comptabilisées dans mon compte Adwords ?

Avis au débutants Adwords :  Les positions des annonces ne sont pas dûes uniquement aux enchères mais aussi à la qualité de l’annonce. Le taux de clics  ou CTR (nombre de clics / nombre d’impression) est un des critères permettant à Google de noter la qualité de l’annonce. Plus une annonce est affichée sans générer de clics, mois le taux de clics sera élevé ce qui aura pour incidence de détériore le quality score .

Google n’est pas encore très clair à ce sujet, mais il semblerait qu’il puisse différencier et comptabiliser les affichages entre

1 – l’affichage lorsque l’internaute a fini de taper sa requête et la valide (cas le plus classique)

2- l’affichage lorsque l’internaute clique sur un des liens de la page alors qu’il était en train de taper sa requête ( i l n’avait pas encore valider sa requête)

3 – l’affichage lorsque l’internaute a fini de taper sa requête et les résultats sont affichés au  moins 3 secondes

Il semble donc que les affichages “en cours de route” (lorsque l’internaute tapent sa requête) ne seront pas comptabilisés; ce qui est plutôt une bonne nouvelle !  Mais dans le même temps,  Google signale aux webmasters qu’ils risquent de voir une augmentation significative dans leurs statistiques d’impressions. Hmmm…

Bilan :

Il va falloir être vigilant et surveiller ces statistiques afin d’affiner le paramétrage sur les mots clés car il n’est pas impossible que dans certaines situations, le nombre d’impressions s’envolent plombant ainsi le CTR. Encore une fois, pas de problème pour ceux qui suivent leur campagne de près, mais ceux qui se contentent de lancer une campagne sans s’en occuper si ce n’est en ajoutant du budget risquent de voir leurs performances se dégrader une nouvelle fois.

Plus d’infos sur Google Instant :

http://www.google.fr/instant/

GOOGLE INSTANT EN VIDEO

Le saviez-vous ?

  • Avant l’introduction de la recherche instantanée Google, la saisie d’une recherche type prenait plus de 9 secondes. Dans de nombreux cas, il fallait même compter 30 à 90 secondes.
  • Avec la recherche instantanée Google, vous pouvez gagner 2 à 5 secondes par recherche.
  • D’après nos calculs, si les internautes du monde entier utilisaient tous la recherche instantanée Google, il serait possible de gagner 3,5 milliards de secondes par jour au total, l’équivalent de 11 heures par seconde.
  • La recherche instantanée Google s’appuie sur 15 nouvelles technologies.

Triangle d’or, Adwords et besoin de visibilité pour les hôtels. 3 Bonnes raisons de continuer à invertir

Il y a quelque jours, j’expliquai à une audience de quelques hôteliers la quasi obligation pour eux d’avoir toujours un minimum de présence sur le réseau Adwords notamment à cause des variations régulières dans les résultats des moteurs de recherche. Les questions et réféxions aménées lors de cette discusssion m’ont donné envie de préciser quelques éléments afin de mieux comprendre l’intérêt de garder sa campagne en ligne.

“Je suis en première page de Google ! Pourquoi payer une présence sur Adwords ? “

En effet, on est facilement tenté de se dire,  en partant du principe selon lequel entre 60 et 70% des internautes cliquent sur un résultat de la première page, “une fois qu’on a réussi à venir prendre une place là ou presque tout se passe, pourquoi continuer à dépenser sur des campagnes Adwords” ?

Voici 3 bonnes raisons de continuer :

# 1 – S’il est vrai qu’il est communément admis qu’environ 60% des internautes cliquent sur un résultat de la première page, il est également vrai qu’il existe de belles disparités en fonction des positions du lien au sein même de la première page.

Taux de clics en page 1

Taux de clics en page 1

 Comme le montre ce grahique issu d’une étude réalisée  par un groupe de chercheurs de la Cornell University aux Etats-Unis (2005), les 3 premières positions trustent une bonne partie des clics réalisés sur la première page. Rien de surprenant, si ce n’est qu’en regardant ce graphique et le mettant en parrallèle de la réflexion consistant à dire: “ je suis rentré en première page, j’arrête ma campagne Adwords”, on se rend conmpte que ce serait un peu dangereux car si la position occupée en page 1  est la 7e, 8e ou 9e, le nombre de clics récupéré sera certes meilleurs qu’avant mais ne sera pas nécessairement une révolution.

Autre illustration avec le fameux triangle d’or, découvert en 2005 par le cabinet Enquiro (voir l’étude ). Ici l’image indique les zones les plus regardées par les internautes (eye tracking). La zone de recherche est très regardé car l’internaute vérifie le texte de sa requete, il consulte ensuite les premiers résultats et survolent le reste.

Le triangle d'Or sur Google

Le triangle d'Or sur GoogleSource Miratech

A la vue de ce graphique, préférez-vous avoir

  •  simplement un lien en position 7 ?
  • un lien en position 7 complété par un lien Adwords dans le top 3 du segment payant ?

Autre grand débat à la vue de ce graphique : Vaut-il mieux etre en 8 e, c’est à dire en bas de page 1 ou 11e, c’est à dire 1er de la page 2 ? Pas d’étude à ce sujet. Simplement , le fait d’être 1er de la page n’est pas mal du tout en terme de visibilité.  Mais ce ne sont pas des choses qui se contrôle. Lorsque vous êtes 8e, vous n’avez plus qu’à doubler 4 concurrents pour rentrer dans le triangle d’or. Si vous êtes 11e, le trinagle d’or est encore à quelques bonnes semaines de travail devant !

# 2 . Les positions évoluent constamment. Vous êtes en 1ere page, mais ête vous certain que vous y serez demain, après-demain et la semaine prochaine pendant vos congés ?  Tous ceux qui surveillent un minimum leurs positions sur les moteurs de recherche vous diront que les positions changent quotidiennement. Alors il n’y a pas une révolution en page 1 tous les jours, mais il y a constamment des ajustements, des améliorations pour tel qui site qui a optimisé son code source ou qui a récupéré des liens intéressants, des pertes pour tel autre site pour des raisons inverses ou tout simplement parce l’algoritme de Google a légeremement modifié ses modes de caculs pour positionner les sites. Donc votre place en 1ere page n’est un pas un sésame délivré ad vitam.  ( Très peu de variation cependant dans le top 3)

# 3 Le fait de vous voir 2 fois : en haut dans les liens sponsoriés + une seconde fois dans les résultats naturels a tendance a renforcé vos chances d’être cliqué sur la 2 e vue, c’est à dire bien souvent sur le lien gratuit. En plus de récupérer l’internaurte, ceci est a un double intérêt car un clic supplémentaire sur votre lien naturel améliore votre CTR ( taux de clics) et renforce donc votre position en page 1 . Le tout sans avoir eu à payer un clic sur le lien publicitaire. De plus , vous maitrisez totalement le message publicitaire. Vous avez pu par exemple annoncer une promo. Le client ne vous connait pas encore, il ne clique pas et regarde le reste des résultats. Il vous retrouve à nouveau en bas de page : ” tiens, ca a l’air d”être le même qui était en promo au dessus, allons voir ! ”

Notre position est donc claire : même si vous avez une position en page 1, ne supprimer pas votre budget Adwords : même si vous êtes dans le triangle d’or.

Petit test de fin ; allez sur Google et tapez :

“Booking.com” ou “Accor” ou “Novotel”….. Ces sites leaders sont naturellement premier sur les requêtes citant leur nom.  Pourtant , vous noterez qu’ils ont une cmapagne adwords pour apparaitre sur ces requêtes même si ces requêtes étant des noms de marque et qu’aucun autre annonceur ne pourrait venir se positionner via Adwords.

Référencer un site d’hôtel en première page sur Google

Plus de 40 000 fois plus de résultats sur Google que d’hôtels existants.

Tout hôtelier qui se respecte se pose un jour la question: ‘comment faire pour pour positionner mon site internet en première page des résultats du moteur de recherche Google sur la requête ‘ Hotel + “nom de la ville”‘

Certains y parviennent , d’autres pas. Pourquoi ?

A l’heure actuelle ( et les choses changent vite ) les hôtels de centre ville bénéficient clairement d’un avantage grâce à la Google Map. En effet Google souhaitant donner des résultats pertinents par rapport à la requête “Hotel Marseille” par exemple, il va afficher une carte de Marseille en positionnant une sélection d’hôtels à partir de ce qu’il aura considérer comme étant le centre ville. On ne verra ici qu’une sélection d’hôtel de centre ville.  Cette carte s’affiche à présent partout mais ce n’était pas le cas il y a encore  2 ans.  On ne sait pas ce qu’il en sera dans 2 ans !

D’ailleurs les choses commencent déjà à changer? Il y a quelques mois encore, on voyait pas mal de site internet d’hôtel du centre ville se positionner en page 1( entre 4 et 6 maximum en page 1)  car ils bénéficiaient des clics générer par la Google Map et leur site était donc devenu pertinent par rapport à la requête. Les dernières modifications de l’algorithme de Google ont donné encore plus de poids à la taille du site et à son Trust Rank, On voit donc disparaitre petit à petit les hôtels de centre ville au profit des mastodontes du secteur ( Accor, Tripadvisor, Louvre Hotels, Federal Hotel…)

Quelques chiffres sur la taille du site :
Aujourd’hui par exemple, sur la requête ” Hotel Marseille” , nous avons en page 1

  • www.accorhotels.com: 92 900 pages indexées
  • www.etaphotel.com : 4 100 pages indexées
  • fr.federal-hotel.com : 40 000 pages indexées
  • www.ibishotel.com : 18 300 pages indexées
  • www.expedia.fr : 254 000 pages indexées
  • www.francehotelreservation.com : 319 000 pages indexées

Nous avons aussi Kyriad qui a moins de pages indexées mais dont on peut imaginer que le Trust Rank affecté au site par Google est élevé .

Il reste la place pour 2 hôtels de centre ville + le site de l’office de Tourisme de Marseille.

Soit pour 10 places, seulement 2 sites internet d’hotels et uniquement des hôtels de centre ville. En dehors des 2 sites d’hôtels on s’aperçoit à quel point Google favorise les sites dont il considère qu’ils font autorité dans leur secteur. L’apparition des sites d’Accor et de ses marques  est relativement récente. Peut être est-ce dû à un meilleur travail de référencement de leur part mais c’est aussi sûrement dû aux modifications de l’algorithme de Google, les autres  sites sont là pour le prouver.

Pourquoi un  hôtel qui a un site internet à Marseille ne se voit-il pas dans les premières pages de résultat ?

Je donne souvent quelques chiffres pour tenter de sensibiliser à la question. Voici un petit tableau qui plante un peu le décor ( mis à jour avec les chiffres d’aujourd’hui).

Le tableau indique le nombre d’hôtels de la ville (hôtel ayant pour adresse le nom de la ville, par exemple, les hôtels de Neuilly ne sont pas comptabilisés dans Paris) en mettant en face le nombre de résultats que la requête renvoie sur Google.

  Nombre d’hôtels Nombre de résultats présentés par Google Multiplicateur
France
Nice 172 49 200 000 286 047
Saint Malo 78 6 810 000 87 308
La Rochelle 36 2 220 000 61 667
Marseille 72 3 850 000 53 472
Lyon 137 7 050 000 51 460
Lille 73 3 240 000 44 384
Toulouse 109 4 490 000 41 193
Bordeaux 105 4 240 000 40 381
Biarritz 81 3 050 000 37 654
Nantes 78 2 790 000 35 769
Rouen 49 1 560 000 31 837
Rennes 59 1 740 000 29 492
Strasbourg 95 2 530 000 26 632
Cannes 225 5 060 000 22 489
Paris 1281 27 300 000 21 311
Europe
Londres 1006 42 800 000 42 545
Madrid 443 21 500 000 48 533
Dublin 225 11 000 000 48 889
Berlin 690 10 800 000 15 652
Rome 859 7 000 000 8 149
Amsterdam 326 6 630 000 20 337
Barcelone 552 6 340 000 11 486
Bruxelles 207 5 825 000 28 140
Geneve 114 4 310 000 37 807

En moyenne, Google renvoie 40 000 fois plus de pages qu’il n’y a d’hôtels dans la ville?

Qu’est ce que celà veut dire ?

Quand on sait que l’estimation communément acceptée est qu’entre 25 % et 35 % du volume total de réservation dans le monde est généré par internet, on comprend mieux pourquoi Google donne autant de résultats. Les sommes en jeu sont colossales,  alors des milliers d’acteurs tentent de se positionner sur ce marché créant ainsi des milliers et des milliers de pages. On arrive donc à des situations ubuesques comme à Saint Malo où Google trouve dans son index 6 810 000   résultats réactifs à la requête ” Hotel Saint Malo’  alors qu’il y a 78 hôtels à Saint Malo ( Soit 87 000 fois plus de résultats que d’hôtel !!)

Alors on a beau être un hôtel à Saint Malo, et mettre les mots clés dans son site internet, c’est bien souvent insuffisant face à la concurrence incroyable crée par la multiplication des centrales de réservation, comparateurs, sites d’avis de voyageurs et autres annuaire d’hôtel qui pour se faire une place en tête de liste multiplient les créations de page.

Illustration:
Que trouve-t-on en page 96 de la requête “Hotel Marseille” ?:

6 pages appartenant à Tripadvisor + 4 pages appartenant à Federal-Hotel listant des hôtels de Marseille.

Idem ou presque en page 95 ou 94…

Alors que faut-il faire ?

Personne n’a la réponse évidemment  et méfiez-vous de ceux qui vous promettent l’avoir , vu que Google modifie son algorithme régulièrement et sans prévenir. Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut être plus demain.

Dans ce contexte, il est donc important:

  • d’optimiser son site internet,
  • de travailler son contenu pour le rendre encore plus pertinent par rapport à la requête
  • de travailler sur la longue traine pour venir se placer sur des expressions moins concurrentielle mais toujours en adéquation avec son produit
  • de rester en veille et surveiller les évolutions de présentation de résultats de Google afin de rectifier le tir rapidement si besoin
  • de ne pas considérer que son site est en ligne et qu”il n’y a plus rien à faire
  • de développer le nombre de backlinks
  • de compléter les lacunes par des campagnes Adwords finement menées et bien optimisées
  • d’essayer de se rendre le moins ” Google dependant”  possible en explorant les pistes Facebook et autres sources de trafic
  • de rendre son site le plus attractif possible (site vendeur, avec la réservation en ligne, avec des prix toujours équivalents à ce qui est mis en ligne sur les centrales , sites à jour et vivant…)  afin de faire en sorte que vos clients recherchent à nouveau votre site internet officiel plutôt que celui d’une centrale.
  • (…)

Pas le temps faire tout ça ? C’est dommage car les sites concurrents, notamment les centrales de réservation ont  des personnes à temps plein pour le faire. En ne faisant rien, vous condamnez votre site  à prendre le risque d’une quasi invisibilité tout en laissant les premières places aux centrales qui augmentent leurs commissions régulièrement.

Rappelez-vous que Google gagne de l’argent avec les liens sponsorisés. Alors n’attendez  pas le jour miraculeux ou Google listera sur les 3 premières pages uniquement les sites internet officiels des hôtels. Les résultats seront toujours mixtes: sites d’hôtels, centrales de réservation, sites d’avis de voyageurs… afin de donner une page de résultat aux sources riches variées.  Chaque segment aura des problèmes de visibilité plus ou moins aigu et donc aura intérêt à investir dans des campagnes de liens sponsorisés.

Alors oui, être visible sur internet va probablement demander plus d’effort et de budget, mais préférez-vous rester invisible ?

  Nombre d’hôtels Nombre de résultats présentés par Google Multiplicateur
France
Nice 172 49 200 000 286 047
Saint Malo 78 6 810 000 87 308
La Rochelle 36 2 220 000 61 667
Marseille 72 3 850 000 53 472
Lyon 137 7 050 000 51 460
Lille 73 3 240 000 44 384
Toulouse 109 4 490 000 41 193
Bordeaux 105 4 240 000 40 381
Biarritz 81 3 050 000 37 654
Nantes 78 2 790 000 35 769
Rouen 49 1 560 000 31 837
Rennes 59 1 740 000 29 492
Strasbourg 95 2 530 000 26 632
Cannes 225 5 060 000 22 489
Paris 1281 27 300 000 21 311
Europe
Londres 1006 42 800 000 42 545
Madrid 443 21 500 000 48 533
Dublin 225 11 000 000 48 889
Berlin 690 10 800 000 15 652
Rome 859 7 000 000 8 149
Amsterdam 326 6 630 000 20 337
Barcelone 552 6 340 000 11 486
Bruxelles 207 5 825 000 28 140
Geneve 114 4 310 000 37 807